lundi 12 décembre 2011

Café quizz et DSK

Boire du Nes n'est sans doute pas vraiment apprécier le café. Il se trouve que je n'ai pas trop le choix ces derniers jours, pour des raisons dont je vous épargnerai l'exposition - suis-je magnanime. Toutefois vous n'échapperez pas à la lecture de l'emballage, fort édifiante : "Le saviez-vous ? Le café contient naturellement de la caféine qui contribue à améliorer votre attention et votre concentration". Maintenant vous voilà moins bêtes.

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Strauss-Khan a toujours la cote, dirait-on. Serait temps que le bonhomme songe à produire et animer une émission de télé réalité. Il ferait un carton.

jeudi 8 décembre 2011

Intouchables

Aujourd'hui plus que jamais, vous avez intérêt à donner votre avis sur les best-sellers, les séries tv, les block-busters du moment ou, mieux encore, les inattendus du box-office (ça en fait du franglais). Pourquoi ? Parce que votre survie sociale est en jeu. 
Au bureau avec les collègues,
Sur les réseaux sociaux avec les amis. 
Donc, je suis allé voir Intouchables - sans aucun doute plus pour faire plaisir à ma compagne que par un souci d'intégration : je ne suis pas si sociable que ça. 
Quand un film emporte un tel succès, et a fortiori s'il n'a pas été annoncé, marketé mais répond au bon vouloir d'une foule de spectateurs via le bouche-à-oreille, il devient foutument compliqué et périlleux d'en dire du mal. Voire même de n'en pas dire du bien. 
Pour être franc, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde et j'ai ri assez souvent. Même quand le propos sur lequel se fondait le gag me plaisait moyen. Si bien que j'ai eu plus d'une fois le sentiment d'oberver un membre de la famille plutôt sympathique mais au goût douteux - hélas, ça n'était que moi. 
Ok, il y a du rythme, les acteurs se défoncent, mention spéciale pour les 2nds rôles et pour Cluzet qui fait passer pas mal de choses avec une mobilité réduite. 
Et puis j'ai lu cette critique de Libé et tout s'est éclairé. C'est qu'ils savent écrire, les cochons, et penser aussi.  Lefort a plutôt tendance à m'agacer, mais il s'est ici adjoint la plume de Didier Péron et Bruno Icher. 
Morceaux choisis - c'est moi qui souligne :

"Intouchables promeut l’union sacrée des riches et des pauvres confrontés à leur échelle aux adversités de l’existence. La fable abolit la méfiance qui règne entre classes sociales et la remplace par un mélange de bonhomie et de sans-gêne. Personne n’exploite personne et les écarts de fortune ne sont jamais un problème ou même un facteur de frustration (du côté des employés). La comédie sociale française organise régulièrement ces rencontres entre bourgeois et prolos.  [...] Les antagonismes deviennent des quiproquos, les sources de révolte finissent en éclat de rire (c'est moi qui souligne)
[...]

Le personnage du banlieusard foutraque, qui a des armes dans son sac de voyage et nargue les flics en roulant à 300 à l’heure sur l’autoroute, est aussi, quand ça l’arrange, le gardien sourcilleux du bon ordre. La morale à géométrie variable, assaisonnée de leçons de vie, est évidemment un ressort efficace pour tous et n’importe qui, car chacun veut la loi pour les autres et la liberté pour soi.
[...]

L’art contemporain ? Une imposture puisque j’en fais autant tous les matins dans ma salle de bains. La musique classique ? Un ennui à périr. L’opéra ? Une plaisanterie, d’ailleurs j’en ris. Baudelaire ? Un pensum, antidrague. Tout cela dit au nom du parler banlieue, du parler d’en bas, du parler incorrect, tous synonymes du parler vrai. Qui n’est pas du tout le fantasme d’un parler minoritaire, mais un parler dominant." 
[...] 
Gérard Lefort, Didier Péron, Bruno Icher, in Libé NEXT



Il y a aussi cette chronique signée Viggy, piochée au hasard sur le web (Zoom Out en l'occurence), plus nuancée et qui résume bien l'impression que me laisse le film :

"Un feel-good movie plutôt réussi qui évite le pathos (le handicap y est banalisé et jamais larmoyant). Certaines répliques font mouche et on se prend d’affection pour ce tandem attachant qui va apprendre l’un de l’autre. 
[...]

Ce calibrage parfait révèle une évidente démagogie dont les raisons du succès sont au fond assez sournoises : le film veut prôner la réconciliation entre les différentes couches de population. [...] En capitalisant à fond sur la sympathie de ces deux personnages antagonistes, le film se voudrait surtout humaniste, porteur d’une certaine utopie sur l’abolition de la lutte des classes. Mais le problème réside dans le portrait simpliste et dans les raccourcis artificiels sur la bourgeoisie. Sous le prétexte de la caricature, le film se sent obligé de railler l’intellectualisme (voire tout le discours franchement beauf sur l’art contemporain et l’opéra) pour mieux faire l’éloge de la richesse et du matérialisme."
[...]
Viggy, in ZOOM OUT

En somme, la comédie sociale française c'est pas mon truc: trop casse-gueule. Je lui préfère l'humour délirant des Zucker, des Nuls ou des Monty Pythons ou, mieux encore les comédies dramatiques. Chacun son truc... 

mercredi 7 décembre 2011

Le Diable s'habille en Prada



Le plus drôle dans Le Diable s'habille en Prada ?
Nous faire croire qu'Anne Hathaway s'habille en  40 à un moment ou un autre.

dimanche 27 novembre 2011

Tycho - Dive


Tycho est Scott Hansen. 
Bien tenté, Scott, mais n'aurais-tu pas 10 ans de retard ?  Les Boards of Canada ont déjà emprunté cette route. Comme je suis d'humeur mélancolique, je veux bien la reprendre avec toi, va.

Avant d'aller dormir - S.J. Watson




De quoi ça parle ?

À la suite d'un accident survenu une vingtaine d'années plus tôt, Christine est aujourd hui affectée d'un cas très rare d'amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu'elle a en fait 47 ans et qu'elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé... et sur son présent (Description de l'éditeur).


C'est comment ?
Loin du thriller formaté - après tout, c'est SonatineAvant d’aller dormir ressemble à un cauchemar quotidien et conjugal. Trauma, amnésie, menace latente… Autour de ces prémices ultraclassiques Watson a l’heureuse idée de ne pas nous assommer de détails techniques : pas question de passer de cabinets de psy en labo up to date pour comprendre la nature de cette pathologie. Ce qui intéresse Watson - et nous passionne - c’est le drame intime d’une femme qui ne se reconnaît pas et regarde les vestiges de sa jeunesse avec une alternance de tristesse et de panique, d’amour aussi. Un amour qu’elle recompose ex nihilo d’un jour à l’autre, s’efforçant d'insuffler de la passion là où ne tourbillonne qu'une poussière clignotant sous des flashs de mémoire, toujours plus nombreux à mesure qu'elle avance dans la rédaction de son journal. Cet homme, cet inconnu, ce mari auprès duquel elle s’éveille chaque jour Christine l’aime et admire les efforts qu’il déploie depuis des années pour accompagner cette amnésie singulière. Bien sûr, ça ne sera pas aussi simple.
La narration à la 1ère personne est d’une grande sensibilité, tout en nuances et tandis que la situation pouvait prêter à de lénifiantes répétitions, Watson a le talent de renouveler les enjeux, mêmes minuscules, et les mots qui les racontent. Toutefois Avant d’aller dormir se veut un thriller :  peu à peu la tension, déjà pesante et où infuse une tristesse angoissante, s’élève de twists en révélations jusqu’à l’ultime climax. Une leçon d’écriture - c'est un 1er roman - en même temps qu’un récit prenant. 


C'est bien : l'atmosphère, le style, l'intrigue
C'est moins bien : ?

jeudi 10 novembre 2011

Le livre des morts - Le Jeu de l'ange - Le Coma

 Donc, lectures de ces deux dernières semaines.
Le Livre des morts est l'un de ces thrillers modernes dont les personnages sont aussi crédibles que les voeux de paix universelle prononcés par un dignitaire soviétique. Pour autant, on ne s'y ennuie pas. Même si on a compris l'essentielle de l'intrigue - franchement fantastique - à la moitié du roman. Un tantinet malhonnête, l'auteur joue avec les flash-backs qu'il s'amuse à placer dans le désordre, histoire de retarder la révélation du mystère - laquelle intervient, vous l'aurez compris, beaucoup trop tôt à mon goût. Une technique utilisée dans Le Projet Bleiberg. D'ailleurs les ruptures de ton de l'un ne sont pas sans me rappeler les changement de voix de l'autre. Puisque Glen Cooper est un petit malin, il reste toutefois une question laissée sans réponse. Qui appelle une suite, bien sûr. Rendez-vous dans Le Livre des âmes. Yeah.

Ecrit et paru après l'attachante Ombre du Vent, ce Jeu de l'ange étire son intrigue dans une même Barcelone gothique en diable. Cette fois, le fantastique n'est pas qu'une hypothèse et le récit verse vite dans le surnaturel. Chouette,  me direz-vous, bande de geeks. Hélas,et à la différence du Cooper sus-cité Zafon ne tient presque aucune des promesses lancées en début d'intrigue et bien des péripéties ne seront jamais explicitées. Ou alors je suis idiot, ce qui est une possibilité non négligeable. Au vu des commentaires laissés ça et là sur la toile, je ne dois pas être le seul - notez, ça ne me rassure en rien. Dans tous les cas, il a un univers bien à lui, Zafon : sous l'orage, une palette de gris où brasillent des carmins et des mauves. Et puis le rose, parce que la romance...



Le Coma tient de la novella, c'est-à-dire du très court roman. Alex Garland, ne faites pas comme si vous ne le connaissiez pas : à 26 ans il a publié La Plage dont Danny Boyle a aussitôt tiré un film un peu raté avec Leonardo Di Caprio, Tilda Swinton et un couple d'acteurs Français. Puis les scénarios de 28 jours après et de Sunshine du même Boyle. Ah, et un 2nd roman, Tesseract, qui a laissé de marbre les admirateurs de sa Plage new age et gore. Bon, là c'est l'histoire d'un type tombé dans le coma - noooon ?! - après s'être fait allumer dans le métro par une bande de caillera . Il vous raconte le gus tout le bizarre de cet état entre vie et mort. L'ensemble agrémenté de gravures sur bois réalisés par papa Garland, un cartoonist notoire de la presse british. Mouais. Retourne aux scénars* mon garçon, tu fais ça très bien - ou alors j'ai rien compris, ce qui est une hypothèse envisageable. De très belles lignes ici et là tout de même.
 Garland hier, Garland aujourd'hui. Oui, je sais, ça n'est pas très sympa. 
*Un remake de Logan's run est sur les rails.

lundi 24 octobre 2011

Spin, le retour

A la relecture de Spin, de brefs extraits picorés ici et là avec une gourmandise que n'assombrit aucun risque d'ingestion, je m'émerveille encore de la justesse d'observation de Wilson. Cette précision sans afféterie dans la description des effets d'une catastrophe naturelle sur toute une génération. Pas tout à fait de l'économie de moyen, Wilson n'étant pas avare de ses mots. Seulement il trouve les bons pour laisser penser que la folle singularité dont la Terre est soudain victime est en train d'arriver sous nos yeux.
Certes son narrateur est un peu falot, mais pas plus que n'importe quel observateur privilégié d'un être extraordinaire en action - confere le Nick Carraway de Gatsby, le François Seurel du Grand Meaulnes... Sa voix devient même attachante au fil des décennies et l'équilibre toujours précaire entre son retrait et son implication accordent à son témoignage une valeur d'émotion qui séduit et convainc. 
Je reste donc pantois d'admiration pour le travail de Wilson : à la fois pour son audace, son style et la main sûre qu'il applique de la première à la dernière page d'un projet ambitieux.  

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Ce qui ne m'empêche pas de passer un bon moment avec Le Jeu de l'ange, de Carlos Ruiz Zafon dont j'ai beaucoup aimé L'Ombre du vent. Là encore, des chimères gothiques hantent les rues de Barcelone, au début du XXe siècle. Et les romans sont toujours la matière de sa fiction - d'ailleurs, on retrouve des personnages d'un opus à l'autre. Malgré un style parfois maniéré et des élans d'émotions pubertaires Zafon fait preuve d'une générosité exemplaire pour nous attirer dans son intrigue débridée. Reste à voir s'il tiendra la longueur - je n'en suis qu'à un tiers.  


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Je vais finir par penser qu'Alexandre Desplat est l'un de mes compositeurs préférés. Une chose est sûre : il est remarquable. Hier soir je regardais Coco avant Chanel quand je notai la musique qui, entre deux dialogues, tissait le silence de soieries sobres et élégantes. Ni une ni deux, je me dis alors : ça ressemble à Desplat. Bingo. Pour vous donner une idée de la délicatesse des arrangements, Desplat serait un peu l'anti-Zimmer. D'ailleurs, le Français manque de souffle et d'ampleur dès qu'il met en musique du film d'action contemporain. Chacun son truc. 
Moi, j'aime bien les deux.

mardi 18 octobre 2011

Cognac, c'est fini

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Rentrer d'un salon pour ordonner ses souvenirs c'est comme ouvrir en solitaire un paquet d'Apérifruits, un verre d'eau plate à portée de main : une impression de soleil, plein de couleurs et de goûts différents et plus personne pour partager sa gueule de bois.
En tout cas, je crois qu'on a formé une bonne bande de potes, avec les gus d'Intramuros retrouvés là pour cette nouvelle célébration des littératures noires. Qu'on est devenu assez intimes pour accepter sans se froisser des mots d'esprits toujours plus nébuleux à mesure que le Schweppes-Cognac nous embourbait la mécanique. Les gars, je ne vous félicite pas.
Plus que ravi d'avoir passé du temps aux côtés de S.Cédric et miss O. Tout ça était fun et sentait la colo. Une colo dont les monos seraient partis guincher dans le village d'à côté, oubliant de nous botter le cul quand il aurait fallu - non, je ne vous dirai pas quand.
Un grand bravo à Caroline Lépée, ex d'XO : ses petits protégés auront cette année gagné à Cognac le prix Intramuros ET le prix Polar - et bien sûr toutes mes félicitations vont à Mister Minier pour ce Glacé givré !
Un grand merci à Bernard Bec et Dany, aux libraires marathoniennes et spéciale dédicace à Patrice-"le-pic-vert-matin", à son épouse et à ses bondissantes petites filles.
Maintenant, il faut se remettre au travail avant de... remettre ça demain après-midi, dès 16h00, au Virgin des Champs-Elysées.

mercredi 12 octobre 2011

Dédicaces à Cognac, signatures sur les Champs-Elysées



Si vous me cherchez le week-end prochain, je serai en train de siro... de signer à Cognac quelques exemplaires (un demi-million ce serait pas mal) de Ne Cherche pas à savoir. Oui, Cognac : là où j'ai eu l'immense plaisir de recevoir le prix Intra Muros en juin dernier.
Cognac, c'est un salon du polar bien velu : ciné, télé, bédé, romans (ça rime pas) sont à l'honneur. Il y aura du beau monde mais je suis surtout content de 1/retrouver l'équipe d'Intra Muros 2/revoir mes potes, parmi lesquels l'excellent Jérôme Fansten 3/participer à un salon dédié à la chose des frissons avec des bouts de flingues dedans.
Je ne l'avais pas fait depuis celui de Bastille en 2002, pour mon roman Karma Girl.
Donc on se retrouve là-bas sans faute, un verre de Schweppes-cognac à la main - faites-moi confiance.

Le 18 octobre, ce sera au Virgin des Champs-Elysées que je pointerai le bout de mon nez, la pointe de mon stylo et plus si affinités - mais pas tellement plus, hein, je suis pudique. Dès 17h00 en compagnie D'Anne Guéro, Laurent Genefort, Didier Graffet et Pierre Pevel. La petite bande de Bragelonne, quoi, histoire de célébrer les littératures d'imaginaire sous les auspices de la grande librairie du VIIIe. Pas sûr qu'il y ait du Schweppes-cognac mais un ersatz à bulles blondes fera l'affaire.

College - A real hero

Moi, je préfère ça. Na.


DRIVE! College Feat. Electric Youth A Real Hero par mflex70