vendredi 24 janvier 2014
Ekhö - Arleston, Barbucci, Lebreton
mardi 15 janvier 2013
Wanted - Timur Bekmambetov
mercredi 2 janvier 2013
L’homme qui marche – Jirô Taniguchi
Le Journal de mon père - Jirô Taniguchi
Au-delà d’une part de nostalgie, ce « Journal » décrit tout d’abord le délitement d’un couple, conséquence indirecte du grand incendie qui a frappé cette ville de province en 1952. La maison de famille y sera détruite et le père de Yoichi, patron d'un salon de coiffure et d’origine modeste, s’abrutira de travail pour rembourser la dette qu’il contracte aussitôt auprès de son beau-père, un nanti. L’éloignement sera bien vite consommé entre le mari, orgueilleux et taiseux, et la femme, fragile et frivole. Au point que cette dernière abandonnera ses deux enfants pour vivre mieux, ailleurs. La blessure de l’abandon ne peut être cicatrisée pour Yoichi. Le responsable de ce désastre affectif ? Son père, bien sûr. N’a-t-il pas concentré toute son énergie dans son boulot, jour après jour, dimanches compris ? Délaissant épouse et enfants au nom d’un code de l’honneur qui confine à l’égoïsme?
Dès qu’il en aura l’occasion, Yoichi quittera Tottori pour ne plus jamais revenir, ou presque. Il deviendra photographe, un métier qui fixe le temps et les souvenirs, ceux-là mêmes que le petit garçon hypersensible réinventera pourtant à son bénéfice, avec cette sorte de mauvaise foi que dicte l’inconscient lorsqu’il s’agit de sauver son âme, voire sa santé mentale – toujours l’abandon de la mère, la retenue du père.
Mais Yoichi n’a-t-il pas accablé son père de tous les maux, pour mieux préserver la mémoire de sa mère et justifier son inexcusable départ ?
« [..] je ne suis pas sûr que le moyen d’expression que j’ai choisi, la BD, soit en mesure de rendre parfaitement le drame intérieur extrêmement abstrait qui fait l’essence de ce récit »
mardi 4 décembre 2012
Synchrone - Tome 1 : trauma
C'est au Lombard et le T2 est dispo.
dimanche 25 novembre 2012
Texas Cowboys - Bonhomme et Trondheim
lundi 18 avril 2011
Black Summer
Comme super héros défenseur de l’Amérique, on a vu mieux : John Horus vient d’assassiner le Président des US. Ce membre éminent d’une équipe de 7 armes humaines à la solde des Services Secrets et bardée de superpouvoirs a-t-il pété les plombs ou règle-t-il les comptes d’une société écœurée par le double-langage de ses dirigeants, les dérives d’un Occident à l’agonie et aveuglé par les lumières factices de la Démocratie ?
Watchmen light, cette épopée sanglante met en scène, le temps d’une unique intrigue, une team disparate composée de râleuses et de grognons, de superhéros fatigués, lâchés par leur hiérarchie mais toujours aussi dangereux. Warren Ellis signe un scénario nerveux, ambigu, tandis que Juan Jose Ryp donne à ses cases un fourmillement de détails qui rappelle fortement Geof Darrow.
Une belle éditions française de mes copains de Milady Graphics.
(image : DR)
mardi 19 janvier 2010
Des Dragons sous le Soleil ?
Quand mon éditeur m’appelle pour me dire, en septembre dernier, que Floch a lu Les Dragons de la cité rouge et qu’il aimerait en dessiner l’adaptation en bédé je fais comme qui dirait un grand sourire.
Mais bien entendu, il s'agit juste d'un projet et comme me l'explique mon mien d’éditeur, des projets d'adaptation il y en a mille par an et un seul se monte vraiment.
Mais bon, ça ne coûte rien de prendre contact, hein.
Alors, très vite Adrien nous envoie une planche. Comme ça, pour voir.
Mon grand sourire prend quelques centimètres de plus.
Nom de Dieu.
Arkan le dragon déployant ses ailes à deux pas d’un Alec hiératique et buriné tout comme il faut.
Bon, ne nous emballons pas.
Mon éditeur m’avertit de nouveau : pas mal d’obstacles se dresseront sans doute avant une éventuelle signature aussi hypothétique que lointaine.
Puis Adrien et moi nous appelons Là, je fais connaissance avec un garçon sympa, la tête sur les épaules et qui m’explique les raisons de son choix. Mes chevilles prennent quelques centimètres supplémentaires et je lui retourne les compliments. Avec d’autant plus de sincérité que j’ai reçu entre temps une nouvelle planche.
Nom de Dieu.
Bon, si l’affaire devait se monter je ne signerais pas à proprement parler le scénario-découpage. Mais très vite, au téléphone, Adrien et moi on comprend qu’on est sur la même longueur d’onde : ce qui nous a plu à l’un et l’autre dans ce roman, eh bien c’est pile poil la même chose - ok, il s’agit de mon bouquin et il a plutôt intérêt à me plaire, d’accord, d’accord. N’empêche, ça fait du bien d'entendre qu'un type dont vous admirez le travail saisit parfaitement ce que vous avez cherché à partager avec le vôtre.
Certes, il reste pas mal d’obstacles, souligne mon éditeur qui toutefois et dès lors commence à sérieusement étudier les conditions d’une adaptation.
Parce qu’on ne sait jamais, quand même, hein.
Puis nous nous rencontrons à Paris, Adrien sort quelques planches de son carton, je m’efforce de ne pas baver sur ses encrages, nous discutons, le jeune homme est plus que sympa, il est absolument charmant ce qui, vous en conviendrez, ne gâche rien. Bien au contraire.
Je lui fais alors part des obstacles précités. « Eh bien il semble que tout soit arrangé ». Car Soleil est plus que super partant pour se lancer dans cette aventure au long cours.
Soleil + Floch.
Nom de Dieu.
Ça va s’arrêter, c’est un rêve, pincez-moi, mais PINCEZ-MOI avant que je commence à vraiment y croire tout plein de complètement.
Alors de nouvelles planches arrivent chez moi, Alec, mon– nôtre – héros, évolue à mesure qu’Adrien cerne ce qu’il veut faire passer. Il y a des détails jusque dans les coins, du dynamisme qui déborde de partout, des effets de perspectives que-même-je-suis-encore-par-terre-au-pied-de-ma-chaise-à-essayer-de-commencer-à-tenter-d’imaginer-comprendre-comment Adrien s’y est pris.
Nom de Dieu – et encore je me censure. Ça va s’arrêter.
Mais non.
Les mois ont passé depuis notre rencontre de cet automne, Adrien a repris son travail sur le prochain tome d’Ythaq, tout en avançant – c’est inhumain, je sais – sur l’adaptation des Dragons de la Cité rouge.
Ma boîte mail se remplit de temps en temps d’une nouvelle planche ou de modifications sur les précédentes. Et chaque fois cette impression de recevoir un cadeau de Noël comme j’en rêve depuis que … eh bien depuis que j’ai découvert ce qu'est la bande dessinée dans les Album Spirou de mon père, depuis l’époque où mon pote Olivier Delcroix et moi on s’escrimait sur nos premières planches super-héroïques en CM2, depuis les bulles de SF écrites avec mon pote Bruno Foligné.
Bref, tout ça pour vous annoncer officiellement, Tadaaa ! avec un rang entier de cuivres bien lustrés, la signature d’une adaptation des Dragons de la Cité Rouge par Adrien Floch, aux éditions Soleil.
Quatre tomes sont prévus. La date ? Pas avant la fin de l’année. Ne vous en faites pas, ça va venir vite…
Stay tuned.



