mardi 22 mars 2011

Quelques dates !

Agenda, mes amis, agenda.!

D'accord, j'ai manqué le Salon du Livre de Paris. Mais j'avais de bonnes raisons. Je vous prierai de me croire sur parole.

Toutefois, comme je ne suis pas tout à fait un mauvais garçon, je serai sur des Salons ce printemps : à Serre-Chevalier pour le Festival Plumes de Glace, du 9 au 11 avril, en compagnie de la Ligue de l'Imaginaire. Un rendez-vous qui s'annonce très réussi - parce que vous continuez de me croire sur parole, n'est-ce pas ? :
http://www.plumedeglace.fr

Ah, et Patrick Bauwen en est l'illustre parrain. Ça n'est pas rien.

Du 22 au 24 avril, je serai en Belgique, à Mons, pour le festival Trolls & Légendes. Tout ce qui se rapporte à l'imaginaire y sera en vedette : littérature, jeux, bédé...
http://www.trolls-et-legendes.be/

Les 14 et 15 mai, ce sera le tout nouveau salon de la Croix-Valmer, dans le Var :
http://www.lacroixvalmer.fr/accueil/agenda-evenementiel/113740-2822,salon-du-livre.html

En juin, je serai un invité de l'énorme festival malouin Étonnants Voyageurs. A cette occasion paraîtra une "intégrale" de ma trilogie d'Elamia : les 3 romans réunis en un seul volume.

samedi 19 février 2011

Fist what ?


Ma mère – allez soyons simples : maman – aura 70 ans d'ici peu.
Huit cent quarante mois, ça commence à compter.
Elle a traversé des trucs pas cools – l’Occupation, les bombardements, le fleuve Congo, un veuvage précoce – et d’autres plus sympas – le tour du monde en Tanker, une théorie d’amants, des enfants obéissants, une grande maison pour elle-toute-seule.
Autant dire que maman, elle en a vu et des bien dessalés. Elle a vécu, quoi.
Pourtant hier, cette question : « C’est quoi un fist fucking ? Tu sais toi ? »
Il était temps que je débarrasse la table.
Maintenant cette angoisse : quand ma fille va-t-elle me poser la même question ?

mercredi 16 février 2011

Etoiles filantes

Image du Blog acoeuretacris.centerblog.net
Source : acoeuretacris.centerblog.net sur centerblog.


Quand j’ai commencé à écrire, il y a vingt ans, je profitais du passage d’une étoile filante pour formuler le même vœu : que mon roman soit publié. Ok, j’étais jeune et bourré.
Depuis, lorsque mon regard saisit la mèche ébouriffée d’un météore, je me dis : « si seulement je croyais à ces conneries, je demanderais que mon prochain roman soit un best-seller. »
Les étoiles sont sourdes et je pense me remettre à boire.

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Je vous aurais bien causé de mes projets en cours. Seulement voilà, j’ai annoncé un paquet d’entre eux sans parvenir à leur donner suite, et ce pour un nombre si varié de mauvaises raisons qu’il donnerait le vertige à un expert-comptable, le jour du bilan. Moi-même je me suis perdu dans cette forêt des possibles – donnez-moi une boussole. Et puis cette réalité : n’étant pas Fabrice Colin ni Bernard Werber, la régularité n’est pas mon fort. Vous avez vu ce blog ? On dirait une pension de famille en Bretagne nord, au mois de janvier : entretien et fréquentation, on repassera.
Je vais donc me taire et simplement vous signifier que, oui, je bosse. Et ce sera chez Bragelonne.

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Ce matin mon café est d’une amertume intense. Si je ne m’étais remis à la diète, je consentirais à y adjoindre moult carrés de sucre. Comme je viens d’apprendre, études à l’appui, que les édulcorants de synthèse sont à peu près aussi conseillés qu’une rasade de polonium et que je tiens le Stevia pour une horreur inventée par des Bobos experts en repentance, je vais m’accoutumer à tout l’amer d’une journée qui débute fort mal.

vendredi 4 février 2011

Raiponce




Ligoter un intrus, descendre en rappel, rajeunir sa mère adoptive… C’est fou ce qu’on peut faire avec une crinière à faire pâlir d’envie Nathalie Rheims. Ça s’appelle Raiponce et c’est Disney, l’une de leur plus belle réussite scénaristique depuis longtemps. Merci à John Lasseter qui a repris les rênes de la maison mère et conserve un œil paternel sur Pixar.

jeudi 3 février 2011

Footing




Des gouttes de sueur tombent sur mon clavier. J'aimerais vous dire que l'effort d'écriture en est la cause. C'est plutôt que j'ai couru. L'occasion de rencontrer la 1ère coccinelle de la saison - ok, elle était un peu perdue - et de comprendre combien l'hiver est une saison radine. Rien sur les branches, pas un sourire. Malgré le soleil, tout n'est qu'ennui morose. Cool. Euh, frais.

lundi 10 janvier 2011

Duplicity


2003, Dubaï, ambassade US. Clive Owens, agent au service du MI6, fait monter dans sa chambre une belle inconnue – Julia Roberts. Un verre de champagne empoisonné plus tard, Julia lui subtilise un dossier de codes appartenant à l’armée égyptienne. 2008, NY : les deux « amants » se croisent par hasard dans la Grande Pomme. Par hasard, vraiment ?
A vous de voir – et vous ne le regretterez pas.

Duplicity réussit où Knight & Day avait pour moi échoué. Entre la comédie romantique, le buddy movie et le film d’espionnage, le scénario un rien poilant nous mène par le bout du nez. La réalisation au cordeau évite l’esbroufe, Julia Roberts est parfaite avec une impressionnante quantité de registres pour un film de cette prétention, et Clive Owens est en train de devenir l’un de mes acteurs préférés.
Une excellente surprise.

PS: La piètre musique de James Newton Howard ne fait pas honneur à un métrage bien écrit, bien joué, bien filmé, bien photographié.

Remember Me

Grâce à ce film d’Allen Coulter, j’ai :

1/reçu une leçon de cinéma

2/découvert qu'il existe une vie après Bond

3/ appris une donnée essentielle sur mon vidéoclub


***

1/Robert Pattison, bien plus séduisant sans sa choucroute de Twilight, m’a donné une leçon de cinéma : Leo DiCaprio aurait été parfait dans son rôle.

2/En patriarche/homme d’affaires Pierce Brosnan alterne l’autorité glacial, l’ironie et la tendresse embarrassée avec une égale réussite.

3/j’avais demandé au patron de mon vidéoclub un DVD à regarder avec ma fille de 12 ans. « Remember me : un film romantique à suspense », propose-t-il, sûr de lui. Ok, man. Je suis pour les clubs de quartier, survivants fragiles d'un monde voué à la piraterie et au V.O.D. Du romantisme, du suspense et l'acteur chouchou de ma fille ? Tout ça fleure bon la soirée ciné trop bien.

Euh, nous, on a vu un drame, certes romantique, mais surtout mauvais et déprimant. Le twist final nous a achevés. Quant à Pattison : "il joue maaal !!! " affirme ma fille exaspérée par son mutisme et ses regards bas. Too bad.


PS : très joliment photographié et filmé, bien modasse avec ces jeux de profondeurs de champ.

vendredi 7 janvier 2011

Iamamiwhoami ? Yummy !

Pour peu que l'on fasse l'effort de tendre l'oreille, la Suède a toujours quelque chose d'intense à nous offrir.
Iamamiwhoami.
Yeah.



mercredi 5 janvier 2011

Voeux



Vous pourriez me souhaiter le meilleur pour 2011, santé, bonheur, joie dans les cœurs et une réussite professionnelle hors-normes, seulement je crains que vos vœux n'excèdent quelque peu mes capacités.
Restons modestes et tâchons en 2011 d'œuvrer dans la continuité.

Ceci était un message de la LSD*.

En attendant la fin du monde programmée par mes amis Mayas en 2012, amusez-vous bien, un livre à la main, les doigts sur l'iPhone, les yeux dans Facebook et, de préférence, l'esprit ailleurs. Sourire aux lèvres ? Ce serait parfait.


*Ligue des Souhaits Déchus

mardi 4 janvier 2011

The Social Network


Le cinéma américain a cette formidable capacité à embrasser l’actualité, jusque dans ses biopics les plus grands publics. A l'heure où les français coproduisent Edith Piaf (1915-1963), Hollywood raconte Mark Zuckerberg (1984). Le fondateur de Facebook, réseau social le plus actif de l’Occident.

Sûr, c’est plus excitant que la vie de Bernard Arnault – encore que celle de Tapie vaudrait son pesant d’or.

Avec une sobriété visuelle qui évoque Zodiac plutôt que Se7en, David Fincher met en scène l’ascension ultrarapide de ce nerd issu de Harvard. L'emploi du flash back rythme un récit ultra dialogué et où il ne se passe pas grand-chose, il faut bien le dire, tout en montrant dès les 1ères minutes le prix à payer pour se hisser au firmament : celui de l’amitié perdue et de l’incompréhension généralisée.

Au long des deux heures du métrage il est d’ailleurs plus question de relations humaines que de technologie. Les écrans d’ordi s’y font rares et le jargon déserte vite les dialogues.

Il fallait un acteur de taille pour incarner le mystère Zuckerberg, le plus jeune milliardaire de l’Histoire. Jesse Eisenberg s’y colle avec un naturel qui fait froid dans le dos.

D’ailleurs, c’est l’impression qui m’a hanté au cours de la projection : le long frisson de la victime consentante, manipulée à distance à l’instar de millions d’autres par l’ambition d’un nerd aux motivations opaques.

De fait, on ne sait plus qui de Facebook, de Zuckerberg, de la contemporanéité, ou du film crée ce malaise durable. Et c’est là sans aucun doute tout le talent de David Fincher et de son scénariste Aaron Sorkin (créateur de la série tv « A la Maison Blanche »).


Note : Le scénario est tiré d'une biographie romancée, plutôt à charge et signée Ben Mezerich