mardi 15 janvier 2013
Minceur lowcost
Je ne sais pas ce qui me vaut la chance de cette proposition, mais j'avoue ne pas me reconnaître tout à fait dans la blonde "chubby" (avant) qui vient d'apparaître dans ma messagerie et dont la silhouette athlétique (après) est censée me motiver.
Morphorégime low cost et sans effort ? J'ai l'impression qu'on vient de m'offrir une somptueuse fille de l'Est à l'essai - une semaine avant de me coller la facture sous le nez, un flingue pointé sur la rotule droite.
jeudi 27 décembre 2012
Un blog ? Oui, mais pour quoi faire ?
- Baragouiner en solitaire pour jouer l'intéressant ? Il vaudrait mieux écrire ses romans.
- Geindre pour chipper des points de loose à Caliméro ? Pathétique.
- Assurer non stop son autopromo puisque telle est la règle de survie n°1 sur le web 2.0 ? Y a intérêt à s'y donner quotidiennement alors, car la concurrence est hyper rude.
- Partager ses coups de coeur méconnus dans l'espoir que quelqu'un, quelque part, vous entende crier ? Les statistiques de mon blog l'affirment: une note sur Intouchables cumule les clics, une sur Ian McEwan tourne dans le vide.
- Faire de sa vie un roman online ? Je ne sais pas si je suis pudique mais la relecture de mes messages les plus, hum, intimes m'ont bien vite embarrassés.
mercredi 26 décembre 2012
Ne Cherche pas à savoir : la chanson
Je suis le genre lent. Ça fait un bail que je rêve de passer quelques jours dans un studio d'enregistrements. 25 ans ? Au bas mot.
*Steve Forward est un musicien, producteur et ingé-son hors-pair. Britannique, il a travaillé en GB, aux USA, en Europe du Nord et en France avec Paul McCartney, Ray Charles, Jimmy Page, Robert Palmer, Voulzy, Eicher, Hallyday... Autant dire que je me sentais tout petit derrière le quart-de-queue, malgré les encouragements et la chaleur du bonhomme.
jeudi 6 décembre 2012
Colosse
vendredi 6 juillet 2012
Le Domaine de la Pointe
C’est le genre d’endroits où une brindille d’un mètre soixante-quinze vous accueille en mini-robe trapèze et escarpins Todds, avec un sourire large comme la baie. Les clients ? On les a choisis parmi le casting d’une série tv ; ils posent dans les profondes banquettes disséminées sur le gazon impeccable comme si des caméras filmaient le scénario de leurs vacances. Une Italienne se mire dans les baies vitrées tout au long du trajet qui la conduit au petit-déjeuner où l’attendent déjà son petit tyran de beau-fils et la nounou d’Indochine ; perchée sur des semelles compensées, elle espère être assez belle pour séduire, en sus de son mari, tous les mâles du pont de teck. Les adolescentes d'un touriste monumental traînent leur moue boudeuse sur les allées de bois. Des femmes se jalousent leur bronzage, leur sac à main. Il est possible que certains enfants sont heureux mais on n'en saura rien.
mardi 20 septembre 2011
L'automne, quoi
dimanche 7 août 2011
Objets perdus - Lost property
Je ne joue pas la comédie : cette année j'ai déjà perdu une casquette, trois billets de train, une écharpe, une bague, une carte mémoire emplie de photos, l'espoir une bonne vingtaine de fois, des chaussettes, une montre, pas mal d'argent, ce que je voulais dire, ce que je devais faire, un manuscrit annoté et mon vélo - je l'ai retrouvé, lui.
samedi 6 août 2011
As good as it gets

Je ne sais pas si je suis heureux et surtout on s'en fout. Une chose est sûre, je ne vis pas trop mal la solitude de ces 1ers jours d'août grâce à la mer toute proche. Je commence à bien connaître les lieux : j'y viens depuis, allez, 40 ans ? Certains iraient jusqu'à dire que j'y vis - mais ils ont mauvais esprit. Pourtant peu de lassitude, très peu, surtout, comme on s'en doute, en été. L'été, vous savez ? cette saison où l'on n'est pas obligé d'ajouter un poncho à ses tee-shirt, chemise pull et blouson pour affronter, lèvres gercées, le noroît furibond.
Un grand merci donc aux amis qui me prêtent leur maison et leur chat minuscule. Vous savez, les amis, je suis bien, là. Très bien. M'en vais cheminer le long de la grève à la recherche de deux, trois idées romanesques dont je suis sûr que vous apprécierez tant l'ingéniosité que le charme ineffable - et si ça n'est pas le cas, par pitié ne dites rien : je ne sais pas si je suis heureux mais je tiens à le rester.
photo : le port des Bas-Sablons, 4 août 2011. Erik Wietzel
mardi 24 mai 2011
Un zombie dans mon salon
On occupe son lundi comme on peut. Pour moi, ce fut médecine chez le rabbin.
Faut dire que la nuit avait été bien remplie : depuis que je m’étais cogné le talon quelques heures plus tôt sur un trottoir parisien je me sentais un poil nauséeux.
Donc, la nuit.
Je me lève avec l’idée vague d’aller vomir. Me voilà au milieu du salon – les salons c’est sympa pour rendre un bon coup, j’imagine. Las : brusquement enveloppé d’un sinistre voile gris, je comprends que mon expédition n'ira pas bien loin.
Donc, le sol.
En un ultime sursaut d’intelligence (?) je décide de m’agenouiller. Ça ne sent pas trop l’héroïsme tout ça, je sais ; mais bon, si vous êtes déjà tombé de votre hauteur avec pour seule protection votre tête et une mince couche de derme vous savez de quoi je parle. À genoux. Je tente le coup avant d’être happé par l’inconscience.
Une éternité plus tard, je suis d'aplomb. Un voile gris, le même, épais. Flotter entre deux eaux, des eaux de poisse dont on aurait ôté toute couleur. Et une voix, là-bas, paniquée. :« Erik. Erik, réveille-toi. Erik, ERIK ! » C’est ma Douce. Malgré mon hébétude je comprends qu’elle est toute proche, de l’autre côté du miroir.
Je suis debout et elle me secoue. Elle me secoue et je lutte pour briser cette gangue. Je lutte et je lutte encore, j’ai l’impression tranchante comme le fil d’une lame que je vais mourir, si je ne sors pas de là je vais m’éteindre et elle aurait beau m’appeler, me secouer, me crier dessus ma Douce, j’y serai indéfiniment, ce sera la fin de toutes choses.
J’ai déjà fait ce cauchemar, trois ou quatre fois. Je suis conscient, mon environnement est réduit à ce que mes membres, mes sens paralysés me laissent en mesurer. Je pourrais être piégé dans l’étage oublié d’un immeuble en démolition. Et je sais que je dois m’éveiller vite, très vite avant de disparaître dans les décombres.
Mais ce n’est pas un cauchemar, non : cette fois j’y suis et jusqu’au cou. Si je veux quitter ce palier perdu entre deux mondes et dont un seul est accueillant, il faudra se battre.
Les couleurs m’enflamment enfin. Raide comme une statut, je n'ai pas quitté le salon, ma Douce me secoue et je suis là, un haut-le-cœur me soulève et je la supplie de me laisser m’asseoir. La sueur, la nausée très forte, les tremblements, les pleurs partagés. Je m’affale sur le canapé pour écouter la description toujours assez effrayante d’un homme trouvé à terre, émettant un long et puissant râle à réveiller le voisinage, son soudain sursaut, son regard vague et la crise de tétanie, son indifférence aux appels.
Un zombie dans le salon.
Dès lors notre nuit ne ressemblera plus à rien. Parfois vaincu par un sommeil tapissé de rêves glutineux, je m’éveillerai tous les quarts d’heure avec la trouille de retrouver cet étage inconnu de tous et dont les rares locataires sont promis à l’ensevelissement. Ma Douce me veillera et guettera les signes d’une rechute, hantée par la violence de l’expérience.
Le lendemain, visite chez le docteur. Mon pied n’est plus si douloureux, il n'a pas vilaine allure et la nausée, elle, persiste. Allez comprendre. Ce médecin, je ne le connais pas. On l'a choisi pour sa proximité. Téléphone à l'oreille il ouvre sa porte. Grande barbe blanche, parfaitement taillée : il pourrait sortir d’un fan club de ZZ-Top ou de la synagogue. Ce sera cette dernière option.
Un deux-pièces garni de poussière et de miettes, de livres en hébreu, de portraits de famille. Un lutrin jouxte une boîte à chapeau loubavitch. Avec ses vieux coussins de velours et la soie de son drap fleuri, la table d’auscultation tient du divan d’analyse. Seul un miracle maintient en place la tringle à rideaux victime d’une tempête intérieure. Du ruban adhésif imprimé colmate la fenêtre : « À détruire, À détruire, À détruire... » ; on se prend à souhaiter qu’il ne s’agit pas du patient. Une petite prière s’impose, on se dit qu’au moins elle sera, sinon entendue, du moins relayée.
Le rabbin est un homme doux. Il ne m’écoute pas, bien, sûr, mais quel médecin écoute vraiment ses patients ? Mon évanouissement de la nuit puis mon malaise sur le fauteuil de son cabinet l’étonnent car rien dans son examen de mon pied ne viennent les étayer. « Je crois que vous n'avez rien. » Ma tension est bonne, j’ai le pouls lent. C’est un homme de foi, c’est un homme de science : il me conseille de ne plus me déplacer sans avoir avalé un café sucré. « Il faudra tout de même faire une radio et un bilan sanguin. »
Heureusement que je ne sens plus grand-chose : à la manière dont s’y prend l’infirmière pour positionner le membre sous le faisceau radioactif j’aurais pu tomber dix fois dans les pommes. Le radiologue conclut : aucune fracture, pas la moindre fêlure visible. Rien, nibe, que dalle. Sans doute une élongation ligamentaire explique-t-elle la douleur. Le médecin était dans le vrai. Bon, moi je me serais bien passé de ces visites, hein : je suis hypocondriaque mais je n’ai rien pour les visites médicales. Des fois qu’on me trouverait des trucs graves…
Moralité : dans le genre petits maux, grands effets, je suis rentable. Autant dire que pour le trekking au Népal, je ne suis pas tout à fait au point. Ça tombe bien, le Népal je m’en fous un peu.
mercredi 18 mai 2011
Le lundi au soleil

Écrire sous un ciel d’un bleu absolu, face à la ligne d’or que tend l’horizon au-dessus de la Méditerranée scarifiée de blanc. Ecrire au paradis.
Écrire et trouver son travail excellent un jour, exécrable le lendemain. Un intermédiaire ? Vous plaisantez. De toute façon, tout le monde s'accorde à dire que la médiocrité, c'est nul.
Je dirais que ma propension à tout exagérer expliquerait à elle seule ces extrémités si je n’avais entendu d’autres écrivains partager un même témoignage. Humeur du jour : exécration.
Vivement demain…
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Ah oui, je suis en vacances. Les affaires ne s'arrêtent jamais vraiment. Si ça ne tenait qu'à moi, je resterais ici quelques mois de plus. Tant de choses m'échappent... Je rentre donc bientôt. Trop tôt ? Que oui.
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Je ne sais pas si j'ai bien écrit aujourd'hui. Mais une chose est sûre : j'ai bien mangé. Pensez donc : poivrons jaune et rouge, oignon blanc, ail, champignons, bœuf et saucisses artisanales, le tout cuit à la plancha - oui, bon, d'accord sur une Pierrade - et face à ce numéro bien aguicheur que nous jouait la lune au-dessus de la mer.
Pour accompagner ce délice rustique qui chauffait nos joues déjà recuite de soleil ? Du rosé, cong'. Comme on est en Provence, je me fais fort de goûter à tous les cabernets d'Anjou qui me tombent sous la main. J'en vois un qui bougonne et récrimine, au fond de la salle. Écoute-moi bien, l'ami : l'exotisme et l'évasion, ça se vit à chaque minute. Et puis il y a ce Roche-Mazet, un cabernet-sauvignon de quelque-part-où-il-fait-chaud-mais-c'est-pas-la-Provence. Un breuvage assez fou qui vous donne le sentiment libératoire de mâcher une timbale de fruits rouges à pleines dents. Pas forcément ce qu'on exige d'un vin de qualité mais au moins, je suis au taquet pour la consigne "5 fruits et légumes par jour". Le mini-Magnum choc blanc du dessert n'entrait pas tout à fait dans ce programme "savourons nos terroirs" ; toutefois vous devez le savoir depuis le temps : je suis un rebelle.
J'allais oublier : Abba, Lady Gaga et Katy Perry s'accordent formidablement au rosé quel qu'il soit. Il suffit de se fermer aux idées reçues et de croire à un truc aussi dingue que, je ne sais pas, une victoire de la Gauche en 2012. Essayez, vous verrez.
Et encore ceci : c'était ma fête, aujourd'hui. La saint Erik. Ne faites pas les malins, vous l'avez tous manquée sauf ma sœur. Ben oui, il y en a bel et bien eu un, de saint Erik. Un roi Viking, un héros, un couillu. Informé de l'arrivée imminente de ses ennemis aux porte de la ville, Erik-le-Magnifique décida que pour rien au monde il ne manquerait une minute de la messe. Fort bien Majesté, faites donc comme bon vous semble. Les Méchants le cueillirent donc sur le parvis de l'église, après l'office. Une décollation en bonne et due forme. Soit il était un poil trop sûr de lui le Viking, soit le banc était trop chaud pour vouloir mouliner de l'épée, les pieds dans la neige. Soit, et c'est à mon avis l'hypothèse la plus plausible, le prêtre avait vendu dans son homélie la supériorité de l'Au-delà sur nos vanités séculaires. Vous pensez donc si je suis fier de porter ce prénom, moi.
Oh, et puis il est temps d'aller au lit, tiens.
samedi 19 février 2011
Fist what ?
Ma mère – allez soyons simples : maman – aura 70 ans d'ici peu.
Huit cent quarante mois, ça commence à compter.
Elle a traversé des trucs pas cools – l’Occupation, les bombardements, le fleuve Congo, un veuvage précoce – et d’autres plus sympas – le tour du monde en Tanker, une théorie d’amants, des enfants obéissants, une grande maison pour elle-toute-seule.
Autant dire que maman, elle en a vu et des bien dessalés. Elle a vécu, quoi.
Pourtant hier, cette question : « C’est quoi un fist fucking ? Tu sais toi ? »
Il était temps que je débarrasse la table.
Maintenant cette angoisse : quand ma fille va-t-elle me poser la même question ?
mercredi 16 février 2011
Etoiles filantes
Source : acoeuretacris.centerblog.net sur centerblog.
Quand j’ai commencé à écrire, il y a vingt ans, je profitais du passage d’une étoile filante pour formuler le même vœu : que mon roman soit publié. Ok, j’étais jeune et bourré.
Depuis, lorsque mon regard saisit la mèche ébouriffée d’un météore, je me dis : « si seulement je croyais à ces conneries, je demanderais que mon prochain roman soit un best-seller. »
Les étoiles sont sourdes et je pense me remettre à boire.
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Je vous aurais bien causé de mes projets en cours. Seulement voilà, j’ai annoncé un paquet d’entre eux sans parvenir à leur donner suite, et ce pour un nombre si varié de mauvaises raisons qu’il donnerait le vertige à un expert-comptable, le jour du bilan. Moi-même je me suis perdu dans cette forêt des possibles – donnez-moi une boussole. Et puis cette réalité : n’étant pas Fabrice Colin ni Bernard Werber, la régularité n’est pas mon fort. Vous avez vu ce blog ? On dirait une pension de famille en Bretagne nord, au mois de janvier : entretien et fréquentation, on repassera.
Je vais donc me taire et simplement vous signifier que, oui, je bosse. Et ce sera chez Bragelonne.
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Ce matin mon café est d’une amertume intense. Si je ne m’étais remis à la diète, je consentirais à y adjoindre moult carrés de sucre. Comme je viens d’apprendre, études à l’appui, que les édulcorants de synthèse sont à peu près aussi conseillés qu’une rasade de polonium et que je tiens le Stevia pour une horreur inventée par des Bobos experts en repentance, je vais m’accoutumer à tout l’amer d’une journée qui débute fort mal.
jeudi 3 février 2011
Footing
Des gouttes de sueur tombent sur mon clavier. J'aimerais vous dire que l'effort d'écriture en est la cause. C'est plutôt que j'ai couru. L'occasion de rencontrer la 1ère coccinelle de la saison - ok, elle était un peu perdue - et de comprendre combien l'hiver est une saison radine. Rien sur les branches, pas un sourire. Malgré le soleil, tout n'est qu'ennui morose. Cool. Euh, frais.
mercredi 5 janvier 2011
Voeux

Vous pourriez me souhaiter le meilleur pour 2011, santé, bonheur, joie dans les cœurs et une réussite professionnelle hors-normes, seulement je crains que vos vœux n'excèdent quelque peu mes capacités.
Restons modestes et tâchons en 2011 d'œuvrer dans la continuité.
Ceci était un message de la LSD*.
En attendant la fin du monde programmée par mes amis Mayas en 2012, amusez-vous bien, un livre à la main, les doigts sur l'iPhone, les yeux dans Facebook et, de préférence, l'esprit ailleurs. Sourire aux lèvres ? Ce serait parfait.
*Ligue des Souhaits Déchus
mercredi 24 novembre 2010
Point de suspensions
Il y a des moments comme ça, dans la vie, où il faut changer les pièces de son véhicule.
Les pièces primordiales. Pourquoi ? Pour conserver la bonne direction. Ne pas tomber en rade, éviter les voies de garage et les impasses. Ma BX - ça y est je l'ai dit, ok je roule dans la caisse la moins glamour des 80's avec la R14 ; au moins Julien Clerc, il aime, aime, aime - ma BX donc a bien vécu, du haut de ses suspensions hydro-électriques. Je lui rendrai bientôt sa liberté.
Dès que j'aurai vendu quelques livres de plus...
(Oooh ooh oooh, ils consommaient quoi, exactement, les créas à l'époque ?)
mardi 9 novembre 2010
NicoM et moi
Parmi les choses que je tenais absolument à annoncer pendant la poignée de minutes qui me seraient accordées sur le plateau de LCI : le projet avec NicoM.
Nicolas est musicien. Je veux dire, un putain de musicien. Ajoutez de l’italique et du gras et des capitales et vous aurez une idée de son talent. Une toute petite idée. C’est un virtuose de la guitare doublé d’un chanteur soul plein de sensibilité.
Je l’ai découvert l’été dernier au hasard de mes navigations sur le site MMC.
Vous savez peut-être que je me suis amusé à composer des thèmes pour mon roman. Ils sont longtemps restés à l’état d’esquisses.
Puis j’ai entendu la guitare de NicoM, je l’ai vu composer en direct sur un clip destiné à remercier ses prods MMC et stupéfié par la performance me suis dit que je n’allais pas laisser passer cette chance. Le deal ? « je te file une mélodie, tu l’arranges à ta façon avec ta guitare et ta voix ».
J’ai hésité, laissé passer un peu de temps, cherchant d’autres thèmes à lui présenter.
Puis je me suis jeté à l’eau.
Un message glissé dans sa boîte mail et il a aussitôt pris son téléphone pour qu’on en parle. A ma grande joie, l’idée lui faisait faire autant de bonds qu’à moi. Miracle du Web : je lui ai envoyé plusieurs extraits de compos pour qu’il fasse son marché.
Et de ces ébauches interprétées au piano, NicoM est en train de créer un bijou, avec la complicité de Guillaume Spitz, prod-arrangeur + co-compositeur et clavier de Emily Lady, elle aussi une artiste MMC.
Le projet prend forme ces jours-ci avec l’enregistrement à proprement parler de la chanson. Du côté de Marseille.
Je suis heureux. Ce genre de collaboration est un vieux rêve. Qu’il se réalise grâce à un roman lui donne un supplément d’âme.
Bon, il faut que j’en écrive les paroles maintenant.
lundi 8 novembre 2010
LCI
On vous appelle pour participer à une émission télé. Vous acceptez parce que bien, sûr, il le faut : c’est la promo après tout, autant mettre un maximum de chances de son côté.
La télé. Ok. Cool.
A peine avez-vous raccroché que vous prenez la mesure de l’engagement.
La télé. TF1. Enfin, LCI, la Chaîne de l’Information. Enregistrement dans les conditions du direct : l’émission est diffusée avec un différé de 10 mn. Si vous ratez la marche, faites un lapsus, oubliez une info c’est too bad for you : le montage n’est pas une option.
L’émission : Le Buzz, un programme qui cause du web.
Vous allez donc parler de My Major Company Books, de vos coéditeurs, de votre rapport à Internet. Vous allez devoir défendre votre roman. Le tout sans vous ridiculiser. 10 mn chrono. 10 mn pour être sympa mais spontané, vendeur mais sincère.
Ah ouais.
Voilà, ça y est le mal de ventre est installé, bien à l’aise près du diaphragme, sans parler des spasmes intestinaux. Il ne vous lâchera plus pendant 72 heures, comme une crampe interminable. Vous devenez irritable. Le sommeil se fait la belle. Quand vous dormez ce sont des cauchemars et rien d'autre.
On ne combat pas l’anxiété, on la distrait.
Alors vous préparez des réponses à des questions que vous ne connaissez pas. De balbutiements en digressions vous comprenez que vous n’êtes pas prêt du tout. A côté de la plaque. Ça s’annonce mal.
Mais il faut y aller. Bernard Fixot sera à vos côtés sur le plateau. C’est un pro, un allié. C’est votre éditeur, votre boss. Le décevoir ? Autant changer de maison.
A Paris le jour J, vos attachées de presse, adorables, vous rassurent comme elles peuvent. Vous sortez la plaquette d’Atarax, elles proposent un sucre aux plantes. Vous prenez les deux et un verre de vin. Vous avez de plus en plus mal au ventre, comme si vous sautiez à l’élastique depuis le 47e étage, avec la sensation de jouer votre carrière et l’avenir de votre descendance.
Puis vous voilà dans le hall de TF1. THE chaîne de tv nationale avec des morceaux de stars dedans.
Une hôtesse d’accueil blasée, glaciale et foutue comme une couverture de Grazia vous hèle : « Monsieur Vétrelle ? »
Ça doit être vous, puisqu’elle insiste.
Vous plaisantez dans l’ascenseur, elle n’a pas vraiment envie de parler, et c’est loupé pour apprendre une anecdote croustillante sur le comportement des people.
Vous pourriez lui parler de vous si seulement elle s’intéressait aux invités.
L’hôtesse vous entraîne le long de couloirs vides. L’un d’eux est percé de part et d’autre de lucarnes ; on y voit en contrebas des cintres où pendent des projecteurs gros comme des fûts de bière : les plateaux, avec leur décor circulaire.
La télé.
Si maman savait… Car vous ne l’avez pas encore dit à votre mère de crainte qu’elle ne vous appelle toutes les 5mn pour s’assurer l’heure de diffusion, que votre chemise est pour une fois repassée, qu’elle peut prévenir ses amis, que vous vous êtes sûrement planté dans l’horaire car le programme ne vous recense pas parmi les invités de l’émission...
Vous voyez les plateaux de TF1 et vous pensez à votre père qui a été nageur de combat, capitaine au long cours, pilote de ligne et que rien n’effrayait. Vous pensez à votre fille qui regardera l’émission. Vous pensez aux coéditeurs qui comptent sur vous. Et vous pensez à votre compagne que vous ne voulez pas décevoir.
Au pied d’un escalier vous rencontrez les animateurs. Ils sont sympas, ils sont rassurants. Ils ont envie que tout se passe bien. Pour la 1ère fois vous imaginez qu’un plateau tv n’est peut-être pas conduit par des tortionnaires qui veulent rire de vos souffrances. Un répit de courte durée.
Incapable de tenir en place vous piétinez entre les canapés. Vous regardez des photos accrochées sur les murs. Un train éventré, des secouristes : les attentats de Madrid. Des images de guerre, d’inondations. Formidable. A LCI on sait s’y prendre pour détendre les invités.
Vous passez au maquillage en même temps que votre éditeur – il vient d’arriver. La maquilleuse n’a pas vraiment envie de parler, et c’est loupé pour chopper les anecdotes croustillantes sur les manies des stars.
Vous pourriez lui parler des vôtres si seulement elle s’intéressait à la conversation.
Un assistant vient vous chercher. Il faut franchir des sas sécurisés. Vous traversez une salle sombre comme un poste de commandement dans un film de Tony Scott. Plein de gens très sérieux sont tournés vers un millier d’écrans plats ; vous pourriez tout aussi bien mourir d’un infarctus : ils resteraient vissés à leur console comme si l’avenir de la CIA/du président des USA/de l’Occident en dépendait.
Encore une porte et c’est le plateau. A l’exception des animateurs à leur poste et d’un caméraman aussi furtif qu’un ninja les lieux sont vides.
Vous comprenez tout à coup : c’est une répétition. Voilà, c’est ça, vous allez jouer à l’émission de télé, c’est pour de faux.
Mais non.
Un jingle, l’animatrice annonce le sujet, c’est parti et ça va vite, ça va très vite. Vous écoutez votre boss répondre aux questions, il a beaucoup de choses à dire, vous l’entendez à peine, votre cœur fait tellement de bruit et puis tout à coup c’est à vous. Vous débitez quelques mots à une vitesse surnaturelle, accordée au rythme de votre cœur qui est peut-être sur le point d’exploser. Devant vous, un petit écran camouflé dans la table. Vous évitez de le regarder parce que c’est vous qu’on y voit - et qui aimerait assister à son propre naufrage ? Pareil sur le mur, là-haut. Vous êtes partout, dans la table, sur les murs, vous êtes dans les tuyaux.
Vous êtes à la télé.
mercredi 3 novembre 2010
Sur les tables
Prise depuis un smartphone - yeah - ce mercredi 3 novembre, à Rennes. Soit quelques heures avant la parution officielle. Ça ne chaume pas au Forum du livre. Au taquet.Si je suis fébrile ?
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Vendredi, direction Paris. D'abord pour tourner quelques images pour une chaîne d'infos en compagnie de Bernard Fixot. Ensuite pour dédicacer Ne Cherche pas à savoir en compagnie de mes compagnons Ligueurs, au Virgin des Grands Boulevards. D'abord j'ai mal au ventre. Ensuite je vais bien m'amuser. Pour célébrer avec un peu d'avance ces grandes heures, j'ai fait quelques emplettes vestimentaires.
Je trouve que ma vie est particulièrement chouette, en ce moment.
Complètement tarte !
La cuisine, pour ne pas dire la gastronomie, c'est une affaire de famille. Ma grande-tante cuisinait pour Pauline Carton et nous a transmis la recette des Bitocks (ça n'est pas Cloug et c'est bon).
Ma mère ne sait plus où ranger ses livres de recettes et quand je reviens de sa table, je ne sais plus où ranger mes kilos .
Ma sœur se fournit chez Passard et son compagnon photographie Passard.
Du sérieux, je vous dis.
Comme chez nous on aime partager hop ! on en fait des livres. Ou plutôt Caroline s'en charge, avec talent - et ne venez pas m'accuser d'être juge et partie, je plaide coupable sans vergogne.
"Complètement tarte" est l'un de ses bouquins. Du savoureux, du généreux et mieux encore, bien mieux. Hier, ma Douce et moi avons essayé une tarte aux épinards, ricotta et amandes. Si vous préférez les tartelettes façon cheesecake au saumon ou les tart'in aux courgettes râpées et pignons de pin, c'est possible. Pour les becs sucrés, pâmez-vous devant une tartelette briochée à la poire et noisettine caramélisée, now !
Le mieux que vous auriez à faire, en cette demi-saison où les crudités ne sont plus tout à fait d'actualité et où la raclette ni la carbonnade ne s'imposent encore, c'est d'acheter son livre et de vous offrir une bonne paire de tartes.
lundi 1 novembre 2010
Back from the abonnés absents

Je constate avec effarement que je n'ai point posté de tout le mois d'octobre et que septembre se réduit à une communication. Je sais, vous êtes des millions à réclamer un nouveau message, une image, un mot. N'importe quoi qui ressemblerait à un signe de vie.
Bip... Bip.... tuuuuuuuuuuu....
Pourtant je vous assure, je suis là et bien là. Soyons plus clairs : tantôt à Rennes, tantôt à Paris, tantôt à St-Malo - et, en chacun de ses lieux, en différents endroits.
Il m'arrive parfois de ne pas savoir, à cette heure matutine à laquelle je n'ose encore soulever les paupières, où je vais me lever exactement. La chambre d'un hôtel ? Chez ma sœur ou mon éditeur ? Sur une mezzanine dans le XIVe ? Ibis ? Pullman ? Un futon, un sac de couchage ?
Pendant un moment je me considérais casanier. Sans blague. Je bouge beaucoup et mon bilan carbone ne plaide pas pour moi. S'il y a bien une chose que m'a enseigné le métier d'écrivain, c'est d'apprendre à dormir sur n'importe quelle literie, et de préférence après quelques heures de transport. La boule Kiès est mon amie.
Non, je ne suis pas en train de me chercher des excuses.
Si j'ai moins posté ici, c'est que je suis présent sur Facebook où je fréquente une bonne bande de potes - et peut-être vous, par la même occasion. Sur FB et sur My Major Company Books (voir plus bas, je radote, sans doute l'effet des allers-venues). Paraît que de nos jours, il faut être partout à la fois (voir plus haut). Je veux bien mais je ne suis pas le chantre du copier-coller. Twitter ? Why not. J'y ai ouvert un compte, d'ailleurs, comme d'autres s'achètent une énième voiture s'imaginant qu'ils auront le temps de cruiser en chacune d'elles.
Seulement le micro-blogging n'est pas ma tasse de thé - pas encore.
Bref, tout ça pour dire que je reviens faire un tour par ici, alors que mon roman va bientôt paraître. Vous serez où le 6 novembre ? Moi, je dédicacerai au Virgin des Grands Boulevards, à Paris. Dès 18h00 et en compagnie de la Ligue de l'Imaginaire.
Ah, et je mange toujours autant de bretzels. Un sevrage est envisagé. Comme je suis homme de peu de volonté, n'y comptez pas trop.



