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mardi 20 avril 2010

L'ultime illusion

Terminé les corrections d'une nouvelle à paraître chez Mnémos, pour une anthologie dirigée par Stéphanie Nicot.
Déjà, j'étais content de faire partie de l'aventure - merci Stéphanie.
Ensuite, je suis content du résultat. Je ne vais pas bouder mon plaisir, non mais !
Plus le temps passe, plus une certaine sécheresse accompagne ces textes courts. Ca n'est pas une facilité, loin de là : j'ai une propension non négligeable à m'étendre sur la description, avec fleurs et pompons, vous voyez... Alors j'élague, m'efforce à trouver en peu de mots et encore moins d'adverbes et adjectifs le sens d'une scène, d'un sentiment, d'une motivation.
Quand ça marche, c'est jouissif, c'est vraiment jouissif.
En revanche, écrire des dialogues brefs en forme de réparties est de plus en plus spontané. Et le plaisir toujours plus grand. Je n'en suis pas à atteindre la classe d'Elmore Leonard, ou celle des grands cyniques britanniques. Ô que non.
Mais je m'amuse.
Et puis, je me jette désormais avec plus d'entrain dans le grand bain de l'émotion.
Cette fois, il s'agit d'un vieil homme, magicien et mercenaire de profession, sur le point de mourir. Il ne lui reste que quelques jours à vivre et un trésor à découvrir. Du moins, une voyante le lui a-t-elle affirmé.
Une course contre la montre s'engage alors que le bonhomme, une grande gueule pas très recommandable, se lance dans l'ascension d'une montagne.
L'antho paraîtra en mai.
Pile pendant le festival Imaginales. Elle est pas belle la vie ?

dimanche 27 décembre 2009

Nouvelles d'ailleurs

Frédéric Fontès est un passionné de comics et de thrillers en particulier et de tout ce qui touche à l'imaginaire en général. Vous recommender son blog et le site qu'il co-anime est le moins que je puisse faire.

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Robby Movies vient de publier son regard sur le monde d'Avatar. Et vous pensiez sérieusement qu'il garderait la langue dans sa poche ? Go, Robby, go !

jeudi 15 octobre 2009

Déjà le sommet ?


Si tout va bien, ce we je devrais être arrivé à un quart/un cinquième du roman.
Déjà ?!
Oui, déjà.
Mais - vous pouvez le lire en capitales ou l'entendre diffusé par un haut-parleur de la taille de l'Arc de Triomphe, encore que côté triomphe on en soit loin. Donc :
MAIS !
1/Ce devrait un roman plus court que mes précédents. Les Dragons de la cité rouge "pèse" 600 000 signes, environ. Celui-là devrait tourner aux alentours de 400 ou 500 000 signes.
2/100 000 signes marque une étape importante. Le genre camp de base, celui où tout le monde s'arrête en attendant que le col se dégage, que les conditions soient meilleures. En somme, qu'on y voie plus clair. Si comme moi vous êtes un habitué des documentaires "Comment je suis presque mort à deux pas du sommet - mais je n'ai perdu que mes orteils", vous savez qu'on peut y passer un bon bout de temps, au camp de base.
3/Je vais pas mal me déplacer pour des signatures. Les semaines vont être sévèrement grignotées. Surtout que jusqu'à présent, je n'ai pas fait preuve d'une grande assiduité en déplacement, question écriture.

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Comme je suis un garçon qui donne dans la mesure, la subtilité et la nuance, en général quand je me lance dans un roman j'estime écrire ce que j'ai fait de meilleur jusque là. Vraiment de meilleur. Un genre d'étape importante, vous voyez. Normal: l'expérience, le temps consacré à la préparation... Fini le temps de la marelle, quoi.
Cette exaltante certitude dure une journée ou deux.
Le lendemain, je suis persuadé de rédiger une belle grosse merde. La pire de toutes: vous marchez dedans et c'est une demi-heure accroupi au-dessus de la bassine pour sauver ce qui peut l'être encore.
Mesure, nuance, subtilité. Je vous avais prévenus.



Ah, et ne me demandez pas mon état d'esprit, ce soir.

mercredi 27 mai 2009

Etonnants Voyageurs


Longtemps j’ai rêvé d’y être invité. De venir à mon tour papoter sur une estrade, entouré de gens admirables, drôles, bougons ou les trois à la fois. Parce que c'était chez moi, parce que j'aimais ce que j'y entendais.
Voilà, c’est chose faite depuis trois ans, maintenant. Et je remets ça cette année, avec toujours autant de plaisir.
EV fête ses vingt ans d’existence. Le décor est à la hauteur de l’événement, et vice-versa : entre la mer, la ceinture des remparts et les bassins du port. Le ciel ? Ne comptez pas trop sur sa constance d’une année sur l’autre. Pendant le festival, j’ai connu les heures de farniente sur la plage. Une interview de PJ Macauley dans un brouillard froid. Une tempête assez féroce pour interrompre le salon avant terme.
J’y ai vécu les débuts de Bragelonne : une petite table, autant de titres que de personnes dans l'équipe - trois. Ladite équipe dormait chez moi.
Nous avons, ma compagne et moi, échangé nos premiers baisers, sur le bastion de la Hollande.
Etonnants voyageurs.
Je suis toujours étonné de voir la curiosité des visiteurs intacte après tout ce temps.
Il faut dire qu’ils sont gâtés : pléthore de débats, cafés littéraires, expositions, projections de documentaires, de fictions, séances de dédicaces bien sûr… Les alentours participent à l’événement. On écoute Jim Harrison dans le salon d’un bar qui sent la flibuste et la pêche au gros. On regarde Bernard Werber improviser une conférence sous les murailles, en plein air. On feint de s'étonner que PPDA attire les regards avec un magnétisme de Joconde. Pierre Pelot raconte ses débuts au Fleuve Noir - et c'était autre chose ! Un homme en bleu traverse les allées comme s’il s’était perdu au détour d’une oasis.
Cette année, nous autres les gars de la fantasy , participerons à un débat : « la fantasy : à bout de souffle ? » Drôle de question. En vingt éditions d’EV, la fantasy a été invitée autour de la table à trois reprises. Ça ne fait pas beaucoup et j’aimerais autant parler de nos livres que de débattre sur une mort annoncée, un essoufflement. Bref, je préférerais évoquer le présent plutôt qu'un éventuel demain… Ma réponse sera évidemment « Si toutes les littératures se portaient aussi bien, les libraires seraient des gens heureux." Heureux ou moins inquiets...
Je participerai à ce débat, en compagnie de Fabrice Colin qui manie l'autodérision avec un flegme insulaire. Je compte sur lui pour m’aider à fourbir des réponses de destruction massive.
Etonnants Voyageurs, ce sera sur le stand de la librairie Critic, du 30 mai au juin. Autant dire tout de suite. On va bien s'amuser, comptez sur moi !